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Marilou Castonguay et Andrew Turner à Tangente
9 mai 2015
Critique sur les spectacles Le jour bleu de Marilou Castonguay et A Standard of Measure, Except Not Really d'Andrew Turner, présenté par Tangente.

- Oliver Koomsatira

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Tangente est la plateforme par excellence pour les jeunes chorégraphes talentueux qui veulent explorer leur signature artistique dans une ambiance décontractée. Nous savons tous qu'il n'y a qu'un minuscule pourcentage des créateurs de danse qui seront en mesure d'en faire carrière, faute de budget. Par contre, pour ceux et celles qui ont quand même le goût de tenter leur chance, Tangente leur offre un support inégalé allant de la production au marketing. On pourrait même aller jusqu'à supposer que très peu de chorégraphes établis n'ont pas bénéficié de l'aide de ce diffuseur dans leurs débuts. Cette fois-ci, c'est au tour des chorégraphes émergents Marilou Castonguay et Andrew Turner de présenter le fruit de leurs efforts créatifs jusqu'au 10 mai. Deux propositions complètement différentes qui se complémentent merveilleusement. Marilou Castonguay partage son solo intitulé Le jour bleu et Andrew Turner fait équipe avec les danseurs Caroline Gravel, Simon-Xavier Lefebvre et Jessica Serli pour mettre en scène A Standard of Measure, Except Not Really.

En premier lieu, Marilou Castonguay ouvre la soirée avec une pièce de 10 minutes qu'elle a conçue en 2012 dans le cadre de la série Émergence Chorégraphique à La Rotonde. La pièce est un mélange de danse, de théâtre et de mime née « de réflexions autour des manifestations physiques de certains comportements marginaux ». La chorégraphe s'intéresse entre autres aux perceptions multiples, aux chaos et aux instants fragiles. Interprète basée à Québec, elle a collaboré avec Karine Ledoyen et la compagnie Le fils d'Adrien danse pendant plusieurs années. Elle est aussi conseillère artistique auprès des élèves du programme professionnel à l'École de Cirque de Québec depuis 2013. Dans Le jour bleu, le public est invité dans le monde mystérieux d'une femme énigmatique qui semble préoccupée. On a l'impression d'observer une Geisha dans un thriller psychologique hantant. Est-ce une extra-terrestre? Une femme souffrant d'Alzheimer? Elle piétine de gauche à droite à la recherche de quelque chose d'important. Nous ne savons pas c'est quoi mais l'interprétation engagée de l'interprète nous convainc de son importance. Sur une musique de Bruno Bouchard, nous sommes plongés dans l'univers sombre, tragique et innocent du personnage. La présence de Marilou Castonguay est excellente, démontrant des années d'expérience afin de soulever un des plus grands défis de danse, celui du travail de soliste. Il y aurait définitivement matière à développer la pièce pour la rendre plus longue ou bien d'en créer un film de danse. Une mention spéciale au concepteur de costume Sébastien Dionne pour la robe élégante qu'il a créé ainsi qu'à Luc Vallée pour son concept d'éclairage qui renforce le propos de l'oeuvre avec beauté et ingéniosité.

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Après une courte entracte durant laquelle la crème de la crème de la danse montréalaise a socialisé, nous sommes tombés dans le monde totalement loufoque de A Standard of Measure, Except Not Really. Vous êtes-vous déjà demandé d'où provenait les mesures de poids? Je sais, je sais, vos cours de physique sont bien loin et outre les moments où vous vous pesez brièvement pour savoir si vous avez gagnez trop de poids après les fêtes, quand est-ce qu'on pense à l'origine des mesures de poids? Eh bien, croyez-le ou non, le jeune chorégraphe Andrew Turner s'est posé cette question. On croirait en fait qu'il a passé beaucoup de temps sur Wikipedia, en vérifiant chacune de ses sources évidemment, afin de savoir d'où provient le dit kilogramme en fonction duquel tous les poids de la planète se mesurent ! Apparemment, on aurait récemment découvert que le prototype international du kilogramme soit mystérieusement devenu plus léger. Qu'est-ce que ça change dans notre vie? Pas grand chose, outre le fait que le reste de la planète soit maintenant rendu plus lourd. C'est moche, on voulait justement être prêt pour aller à la plage… Ce constat, révélant ainsi notre besoin criant de stabilité dans un monde où tout change constamment, est donc la prémisse de l'oeuvre.

Ce qui est particulièrement intéressant de ce spectacle est la manière dont il se tient. On reconnait, chez la nouvelle vague de créateurs montréalais, une grande remise en question sur la façon dont nous traitons le phénomène du spectacle. Là où les chorégraphes plus établis respectent plus les fondements de base de la représentation, la nouvelle génération tend à vouloir prendre plus de risque en déconstruisant complètement l'approche au spectacle. Tel un rebelle qui refuse de suivre les paramètres établis, Andrew Turner nous fais perdre tous nos repères de base. Par exemple, nous sommes invités dans son processus de création, durant le spectacle, où il partage presque tous les petits détails du fait d'être en studio : se perdre dans la construction de l'oeuvre, être en léger conflit avec ses interprètes sur la manière de regarder en avant, les danseurs qui se chamaillent entre eux pour répéter une séquence tandis qu'un autre joue avec l'ordinateur qui régi la musique sur scène. C'est très amusant. Lorsqu'on prend un peu de recul, on peut constater que l'utilisation des mots est une façon très efficace de faire respirer un spectacle de danse. Nous avons ainsi accès aux interprètes, à leur humanité. Le défi est de bien utiliser cet outil, ce qui peut être dangereux si on ne sait pas quoi dire ou comment. Par contre, avec ces interprètes charismatiques et verbeux, nous avons l'impression d'être à un spectacle de Juste pour rire à entendre la salle se bidonner toute la soirée. Le résultat est très rafraîchissant et décontracté. On ressent que la nouvelle vague de chorégraphes est très prometteuse car non seulement ils sont talentueux et ingénieux, mais ils ont aussi l'humilité de ne pas se prendre trop au sérieux. Quand on s'isole sur un piédestal imaginaire comme ça arrive souvent en danse contemporaine, l'égo l'emporte sur l'humanité et ça déteint ainsi sur la qualité du travail qui devient hermétique. Bref, vive l'émergence chorégraphique qui bouillonne ici et ne manquez pas votre chance de découvrir ces nouveaux talents. Pour plus de détails sur le spectacle, visitez le site web de Tangente.
http://www.tangente.qc.ca/index.php?option=com_content&view=article&id=135
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