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Ils se marièrent et eurent beaucoup de coïts.
12 novembre 2011
Critique de Désillusions de l'enchantement de Tony Chong
.
-Oliver Koomsatira

Picture
Photo de «Désillusions de l'enchantement» de Tony Chong.
«Maman, est-ce que tu peux me raconter l'histoire de La belle au bois dormant? Le petit chaperon rouge? La neige bleue!» «Mais bien sûr mon petit coeur!» Qui aurait cru que des contes pour enfant pourraient avoir des significations psychologiques à caractère… sexuel? Le psychologue freudien Bruno Bettleheim a fait l'analyse des contes des frères Grimm pour creuser un peu, ou même beaucoup plus loin. Un parent mal informé aurait fait tout un saut s'il s'était retrouvé avec ses enfants à la représentation de Désillusions de l'Enchantement de Tony Chong.

Basé sur ces trois contes de fées, Tony Chong a fait appel à quatre vétérans de la danse contemporaine pour créer un trio, un duo et un solo plutôt… osés. Dans le trio inspiré de La belle au bois dormant, James Viveiros, Lucie Vigneault et Mark Eden-Towle formaient un triangle amoureux quelque peu dérangeant. Oscillant entre la sensualité, l'érotisme, la passion et la violence sexuelle, ce premier tableau nous a vite fait comprendre que nous n'allions aucunement assister à un spectacle tout doux, plein de fleurs et de papillons. Les deux mâles se sont passés la petite femelle comme un morceau de viande, tout en devenant eux-mêmes les proies de cette dernière. Exécutée avec toute la prouesse, la précision et la virtuosité naturellement attendues de ces danseurs accomplis, La belle au bois dormant version Tony Chong nous a très bien préparée pour la suite du spectacle.

Débutant lentement comme le trio précédent, le duo du Petit chaperon rouge s'est aussi avéré être plutôt sombre et déstabilisant. Cette fois-ci, Mark Eden-Towle de retour sur scène avec le rôle du Grand méchant loup, incarnait le prédateur sexuel qui s'intéresse un peu trop à la petite Lucie Vigneault. Ils prennent une marche funèbre ensemble en boucle de l'avant à l'arrière-scène tout en s'effleurant parfois la main, l'épaule, la cuisse. Graduellement, le vilain loup commence à prendre de plus en plus de liberté avec sa proie et celle-ci n'a pas beaucoup de moyen pour s'en défaire. Encore une fois interprété avec brio, ce tableau monte l'intensité d'un cran avec sa fin de thriller psychologique. À quoi jouent donc ces deux personnages macabres? Tout ce que l'on sait, c'est que ça va barder une fois que cette jeune femme aura enfin mis la main sur le méchant pervers dans les coulisses… à vous découvrir pourquoi…

Finalement, le public de la Maison de la culture de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension a été choyé de recevoir celle qui fût nommée Danseuse de l'année 2010 par la revue TANZ; nulle autre que Carol Prieur. Dîtes-vous qu'il vaudrait la peine de se déplacer pour voir ce spectacle même s'il consistait seulement en ce solo hallucinant. Inspiré du conte La Neige Bleue, Tony Chong a frappé un véritable coup de circuit en s'appuyant sur les forces d'interprétation inépuisables de Carol Prieur. Dansant avec la Compagnie Marie Chouinard depuis 16 ans, elle est probablement l'une des danseuses les plus respectées à Montréal en ce moment.

Il est en fait inadéquat de dire qu'elle danse ou qu'elle interprète car en tant que spectateur, nous avons plutôt eu l'impression qu'elle a fait un pacte avec des forces maléfiques pour se laisser posséder par des esprits quand bon lui semble. Faisant usage d'absolument tout son corps, des yeux aux orteils, de la langue aux intestins, Carol Prieur a été capable de créer des effets spéciaux sans avoir besoin de projections. À un moment, nous avons eu l'impression qu'elle avait atteint la fréquence de vibration sonique en agitant son corps à une vitesse absolument inhumaine. Plus tard, elle s'est transformée en tremblement de terre. À quoi ressemble un tremblement de terre qui passe à travers le corps? Demandez-lui, elle a dût causer un séisme de force huit à l'échelle de Richter durant ce passage. Revenant à la thématique chérie de la soirée, Carol a plus tard été possédée par l'esprit de la reproduction en se faisant prendre par derrière jusqu'à un possible coït interrompu… difficile à dire car cet acte semblait partiellement désiré de sa part et partiellement imposé sur elle. Une chose est certaine, c'est à ce moment que les parents ont mis leur main sur les yeux de leurs enfants, parce que nous étions rendus à la scène la plus intense de L'Exorciste. Vous savez, la scène où la jeune fille possédée commence à faire le péché ultime avec son Jésus imaginaire? Bref, un solo intensément perturbant à en faire des cauchemars. Mais c'était de toute beauté.

Ce spectacle sera présenté deux fois de plus pour le prix très modique de 0$. Visiter le site web d'Accès culture Montréal pour connaître les prochaines dates.

http://www.accesculture.com/

Extraits de Désillusions de l'enchantement (Version 2008)

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